Présentation

Par Patrick Moran, le 06 avril 2021Lire la suite

La Société de Langue et de Littérature médiévales d'Oc et d'Oïl réunit les enseignants de l'enseignement supérieur et les chercheurs français et étrangers spécialistes de ce domaine. Elle a plusieurs missions :

  • Développer et établir des contacts entre médiévistes littéraires et linguistes, en favorisant l’échange d’informations au niveau national et international ;
  • Encourager toute initiative tendant au développement des études médiévales (langue et littérature d’oc et d’oïl) au sein de l’université et en dehors ;
  • Stimuler la recherche, l’enseignement et la vulgarisation dans ces disciplines ;
  • Diffuser la recherche et les travaux des jeunes chercheurs.

À cette fin, le site conjointures.org propose un annuaire des membres, des informations mises à jour régulièrement (annonces de colloques, publications, informations officielles sur les postes et l’actualité ministérielle), un fichier des thèses et des documents bibliographiques à destination de l’enseignement secondaire.

Elle publie par ailleurs la revue Perspectives Médiévales, qui est accessible depuis l’automne 2012 sur le portail revues.org (http://peme.revues.org) et co-organise avec l’université qui reçoit son Assemblée Générale un colloque, publié depuis 2010 par les Presses Universitaires de Paris-Sorbonne.

Pour adhérer à la SLLMOO, cliquez sur ce lien permettant de télécharger l'appel à cotisation de l'année 2021. Pour obtenir les coordonnées bancaires de la SLLMOO et régler votre adhésion par virement, vous pouvez contacter la trésorière de la Société, Muriel Ott (ott.muriel@wanadoo.fr). L'adhésion est de 30 € pour une année (15 € pour les doctorants).

Mots clés : littérature médiévale, français médiéval, oc, oïl, enseignement supérieur, histoire littéraire, histoire de la langue

Valérie Fasseur, Paradoxes du lettré (Droz, 2021)

Par Louis-Patrick Bergot, le 06 avril 2021Lire la suite

Valérie Fasseur, Paradoxes du lettré. Le clerc-poète et son lecteur laïc à l'épreuve des polémiques intellectuelles (XIIIe siècle), Genève, Librairie Droz (Publications romanes et françaises, 272), 2021, 768 p.

Date de parution : mai 2021

ISBN : 978-2-600-06249-7

Traversé par des polémiques intellectuelles dont l’argument central est l’accusation d’hérésie, le XIIIe siècle, profondément marqué par l’idéologie du concile de Latran IV, voit émerger un nouveau mode de relation entre le lettré, clerc-poète, et son lecteur laïc. Cible d’un discrédit généralisé mais passeur de doctrine et éveilleur de foi, le lettré assume sa posture paradoxale et en joue. Tirant parti des possibilités offertes par la matérialité du livre et le développement de la lecture individuelle, il multiplie à son tour les modalités paradoxales d’écriture afin d’entraîner son lecteur dans une interaction qui n’est autre qu’une expérience de liberté partagée : conquête et légitimation de la parole d’autorité se construisent par le complexe agencement du processus de transmission doctrinal. Ce livre, en analysant et en confrontant les itinéraires de lecture que sollicite un corpus d’œuvres de langue d’oïl et de langue d’oc choisies à dessein pour leur diversité formelle, met au jour le rôle inédit de la littérature en langue romane, qui redouble l’entreprise apologétique de l’institution ecclésiale sans adopter ses méthodes coercitives.

Pour plus d'informations, cliquez sur ce lien.

Frédéric Duval, "La tradition manuscrite du Lai de l'Ombre" de Joseph Bédier ou la critique textuelle en question, Paris, Honoré Champion (Textes critiques français, 4), 2021.

Date de parution : 25 mars 2021.

ISBN : 9782745355058

Joseph Bédier (1864-1938) s’est illustré dans le champ de l’édition des textes en remettant en cause la prétendue « méthode de Lachmann ». En renonçant à la reconstruction d’un original perdu au profit d’un témoin manuscrit corrigé au minimum, Bédier a ouvert le principal débat de la philologie romane du XXe siècle. « La tradition manuscrite du Lai de l’Ombre » (1928) énonce avec talent les raisons qui ont poussé Bédier à refuser toute reconstruction sur des bases généalogiques. Sa réception fut considérable : elle a influencé des générations d’éditeurs, souvent qualifiés de « bédiéristes », et a stimulé la réflexion des tenants de la reconstitution. Malheureusement, le discours philologique de Bédier, qui innerve encore les pratiques ecdotiques contemporaines, a été souvent caricaturé ou schématisé. La présente édition vise à permettre au lecteur non averti de suivre au mieux l’argumentation de Bédier, en la situant dans son contexte de rédaction sans jamais perdre de vue son lien avec les pratiques éditoriales du XXIe siècle.

Pietro G. Beltrami, À quoi sert une édition critique ? Lire les textes de la littérature romane médiévale, trad. Jean-Pierre Chambon, Yan Greub et Marjolaine Raguin, Paris, Classiques Garnier (Recherches littéraires médiévales, 30), 2021, 233 p.

Date de parution : 31 mars 2021

ISBN : 978-2-406-11340-9

En dépit de la riche tradition européenne de la philologie romane et de ses constants progrès théoriques, le lecteur français de bonne volonté ne disposait pas encore d’un manuel d’initiation à jour concernant l’édition des textes littéraires romans du Moyen Âge. Le présent ouvrage comblera cette lacune.

L'université Bordeaux-Montaigne et l'université du Littoral-Côte-d'Opale organisent deux journées d'étude internationales, intitulées La fabrique des récits médiévaux (XIIIe-XVIe siècles), qui auront lieu le 12 mai 2021 (en visioconférence) et les 10-11 février 2022 (au Centre universitaire du Musée de Boulogne-sur-Mer).

Pour consulter le programme détaillé, cliquez sur ce lien.

Le Roman de Troie en prose. Prose 5, éd. Anne Rochebouet, Paris, Classiques Garnier (Textes littéraires du Moyen Âge, 59), 2021, 1039 p.

Date de parution : février 2021

ISBN : 978-2-406-10321-9

Cet ouvrage est la première édition critique d’ensemble de la cinquième mise en prose du Roman de Troie, insérée dans la seconde rédaction de l’Histoire ancienne jusqu’à César. Elle est accompagnée d’une étude de la tradition manuscrite, d’une analyse linguistique, d’un index des noms propres et d’un glossaire.

Artus de Bretagne, trad. Christine Ferlampin-Acher (Champion, 2021)

Par Louis-Patrick Bergot, le 30 mars 2021Lire la suite

Artus de Bretagne, traduit et présenté par Christine Ferlampin-Acher, Paris, Honoré Champion (CFMA. Traductions, 105), 2021, 662 p.

Date de parution : 25 mars 2021

ISBN : 9782745355034

Artus de Bretagne est un roman en prose néo-arthurien, vraisemblablement composé autour de 1300 par un clerc de la cour du duc Jean II de Bretagne, qui met en scène Artus, fils d’un duc nommé Jean de Bretagne et descendant de Lancelot, qui conquiert et épouse la belle Florence, fille du roi Emenidus, qui règne sur le Sorelois, une terre orientale, avec l’aide du clerc Étienne et de la fée Proserpine. Promis à un relatif succès de librairie à la Renaissance, ce roman, longtemps méconnu, renouvelle la tradition arthurienne, en explorant un chronotope original, après la mort du roi Arthur, entre Orient et Bretagne armoricaine. Nourri de réécritures du Lancelot en prose, du Tristan en prose, mais aussi imprégné par les chansons de geste et le Roman de la Rose, Artus met en récit le traditionnel débat du clerc et du chevalier, en campant Étienne en rival d’Artus, Étienne qui, clerc, est finalement adoubé chevalier. La traduction proposée, fondée sur l’édition de Christine Ferlampin-Acher publiée dans la Collection des Classiques Français du Moyen Âge en 2017, présente une introduction qui situe l’œuvre, en analyse les enjeux poétiques et politiques (en relation avec les rêveries de croisade du duc Jean II de Bretagne), et montre comment l’auteur construit une pseudo-mythologie solaire autour d’un héros restaurateur de la lumière et d’une fée nommée Proserpine. Souvent souriant, spirituel, ce roman propose un renouvellement original de la matière arthurienne et des traditions construites autour d’Alexandre le Grand.

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